Het logo van DierAnimal op een vlag

Le logo de DierAnimal

Le logo de DierAnimal et ses multiples couches de signification

Photomontage montrant la création du logo
Photo à droite par Lora Hubesch, photos au centre et à gauche par Peter Verhaegen

Le logo est un cercle dans lequel se trouve une forme de cœur. A l’intérieur du cœur on retrouve à gauche un animal, et à droite un humain. Les deux se trouvent à pied d’égalité et sont face à face, dans un contact qui reflète une sérénité, un profond respect et un amour inconditionnel. Toutefois, le logo est porteur d’autres symboliques.

La forme du cœur
En réalité il y a dans le dessin trois formes concentriques de cœurs. Elles représentent la conscience en évolution et symbolisent ce qu’on peut appeler “les trois cercles de la compassion”.
Le premier cercle, le plus petit des trois cœurs, représente l’amour et le respect que l’on ressent vis-à-vis de sa propre espèce humaine. Quand la conscience grandit, le cercle s’étend pour inclure également le respect et l’amour pour d’autres espèces, notamment les animaux. Et puis, suite à l’expansion de la conscience et la compréhension des relations interdépendantes entre tout ce qui est vivant, la compassion inclut tous les êtres vivants. Ainsi, le cercle obtient une dimension qui englobe toute la planète Terre, et qui l’embrasse comme une entité vivante, qui mérite le respect, la protection et la considération. Et au niveau de ce troisième grand cœur, nous en sommes arrivés au cercle extérieur du logo.

Le cercle
La forme de cercle représente l’arrondi, l’organique et la douceur. C’est aussi la forme de la Terre. Les aplats foncés représentent les continents, les espaces claires entre eux sont les mers et les océans. Avec ceci nous indiquons que nous comptons le respect pour l’environnement et pour l’héritage vivant de cette planète, qui est notre seule maison, parmi nos valeurs clés. Et que la lutte pour les intérêts des animaux soit inséparable d’une lutte pour la conservation et la protection de la nature.

La forme de l’arbre
Pendant les études préparatoires pour un logo adapté nous avions retenu pendant longtemps l’idée d’un arbre de vie, comme symbole de l’interdépendance abondamment ramifiée entre toutes les espèces vivantes sur terre, en partant d’un tronc commun. Bien que cette idée n’a pas été retenue pour des raisons pratiques, il y a dans ce logo de DierAnimal une qualité végétale apparente. Le jeu des lignes et des aplats peut être vu comme la forme d’un arbre, originant du point central au bord inférieur du cercle.

L’animal
A la première vue, l’image symbolisant l’animal ressemble très fort à un cheval. En même temps cette image est gardée suffisamment universelle pour que elle puisse représenter toutes les espèces animales, que ce soient des animaux de ferme, des animaux domestiques ou des animaux sauvages, indépendamment de leur habitat naturel sur la terre, dans l’eau ou dans l’air.

L’humain
Nous avons choisi consciemment pour l’image d’une femme, car nous trouvons que le monde d’aujourd’hui éprouve un grand besoin pour un retour des valeurs positives féminines de la compassion, l’attention, le soin, la coopération, l’inclusion et la douceur. Nous avoins au moment de la visualisation de la figurine féminine une femme guèrrière jeune et puissante devant les jeux, qui symbolise le vœu de voir les femmes mieux représentées dans les positions qui demandent l’autorité et la stratégie. Ainsi, les valeurs positives féminines retrouvent toute leur puissance et se positionnent en parfait équilibre avec les valeurs positives masculines.

Foto varken / Photo cochon

L’antispécisme

Eco -Ego schema

DierAnimal est un parti antispéciste. Mais qu'est-ce que cela signifie exactement? Pour bien comprendre pourquoi quelqu'un se dit antispéciste, il faut d'abord savoir ce qu'est le spécisme.

Le spécisme est une discrimination basée sur l'espèce. C'est une attitude ou un état d'esprit inconscient et automatique plutôt qu'un positionnement philosophique et conscient.
Voici deux conséquences concrètes du spécisme:

  • Le spécisme permet aux humains de faire des distinctions totalement arbitraires entre des animaux de différentes espèces qui ont pour le reste des capacités de sentience et d'intelligence parfaitement comparables. L'exemple le plus parlant est celui du chien et du cochon dans la culture occidentale. Gentils, sociables et intelligents, l'un sera invité à devenir l'animal de compagnie par excellence et sera invité au sein du foyer des humains, recevra des soins et de l'attention, sera nourri convenablement et pourra vivre une vie d'animal digne lui permettant un épanouissement raisonnable. Il sera même parfois considéré comme un membre de la famille. Par contre, le cochon sera destiné à terminer dans l'assiette des humains et sera incorporé dans la filière de production de viande qui ne tient aucunement compte de ses besoins naturels ni de son caractère intelligent et sensible. Il sera condamné à vivre une vie abrégée, dont la "qualité" variera de misérable à abominable. Le cochon devient ainsi un sujet d'exploitation à cause de ses caractéristiques physiques. Pour prouver le coté arbitraire de ce genre de distinctions, il suffit d'aller voir ailleurs, de simplement changer le cadre culturel. Ainsi, le chien qui chez nous, est considéré comme animal domestique, est considéré en Chine à la fois comme animal domestique et animal d'élevage pour sa viande. Au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, les deux espèces sont considérées comme des “animaux impurs” suite à des interprétations d'ordre réligieux. Autre exemple: en Amérique du nord, en Grande-Bretagne et encore dans quelques autres pays européens, la consommation de viande chevaline est considérée comme un acte de barbarie, tandis que en Amérique du Sud et dans le reste de l'Europe, la viande chevaline se trouve chez les bouchers ou au rayon viande des supermarchés. Dans tous les cas, l'humain fait et décide comme bon ou profitable lui semble.
  • Le spécisme a également comme conséquence que l'humain juge acceptable de faire subir aux autres espèces, des traitements qu'il ne ferait jamais subir à des individus de sa propre espèce. Par exemple, il peut trouver acceptable de restreindre la liberté de mouvement des animaux en les enfermant à vie ou en les immobilisant, ou de pratiquer toutes sortes de mutilations, même sans anesthésie, sur ces créatures. L'exposition d'animaux dans les parcs zoologiques ou les parcs aquatiques, les boxes à truies dans l'élevage et la castration, l'excision des dents, le décornement et la caudectomie des animaux de ferme en sont des exemples.

En résumé, l'attitude du spécisme est une disposition systématique qui normalise l'exploitation, l'abus et donc la souffrance animale. Le spécisme considère l'humain comme étant supérieur aux autres espèces de manière inconditionnelle, ce qui est renforcé par des textes anciens et des héritages culturels qui ont sculpté nos attitudes contemporaines par défaut. On peut donc voir le spécisme comme une sorte d'idéologie inconsciente et sous-jacente de notre culture.
En revanche, l'antispécisme rejette toutes ces considérations suprématistes et ces formes d'exploitation et considère que l'être humain est une espèce parmi les autres. C'est pourquoi DierAnimal considère que l'antispécisme est une idéologie fondée. C'est une idéologie qui aide à orienter notre boussole vers nos objectifs à long terme. Une idéologie reste utile pour un parti lorsque elle ne devient pas dogmatique. Pour avancer vers ces objectifs, il faudra passer presque inévitablement par des étapes successives plus pragmatiques.

Photo Puppies

Réflections sur l’élevage d’animaux de compagnie

Photo de chien de race

A. Sur l’absurdité du concept “pureté raciale”

Pourquoi y a-t’il des élevages de chiens et de chats? Parce que les gens ont apparemment assez d’argent pour acquérir un chien ou un chat qui correspond à certains critères physiques externes, liées ou pas à des caractéristiques de tempérament ou de caractère. Tout comme les gens achètent des vêtements dans une boutique qui correspondent à leurs normes esthétiques en termes de couleur, de modèle, de tissu et de coupe. Voilà, nous arrivons déjà à un point délicat: l’animal comme objet de consommation, devant correspondre à certains critères. Et du point de vue légal, les animaux sont aujourd’hui, pas plus que des objets.

Il existe des livres et des catalogues dans lesquels les différentes espèces de chiens et de chats sont décrits en détail. Il y a des concours de beauté pour ces soi-disants animaux de race, où un jury exigeant jugera et quotera les animaux. La moindre petite erreur, le moindre petit poil de mauvaise couleur dans le pelage, une “imperfection” dans le gabarit de l’animal, et le propriétaire en prendra pour son grade. Le gagnant de tous ces concours, ce n’est jamais l’animal, mais bien l’orgueil vaniteux de son propriétaire. Ce type de concours n’est jamais dans l’intérêt de l’animal, qui est parfois exposé dans un espace restreint sous une lumière artificielle et sous les regards curieux de centaines de spectateurs. Et il n’est pas difficile de s’imaginer qu’un propriétaire pourrait être tenté de “punir” l’animal quand il “échoue”, parce qu’il ne se comporte pas « comme il faut » ou parce qu’il ne répond pas à la liste complète des critères de la « perfection ».

L’arrivée de l’internet a joué un rôle d’amplificateur au niveau des tendances et des caprices de la mode. L’internet et surtout les réseaux sociaux sont malheureusement des plateformes où les gens iront reproduire des comportements d’autres gens qui aiment exhiber leur mode de vie en public. Il y a donc des animaux domestiques qui sont devenus de vraies sensations sur internet à cause de leur mignonnerie, ce qui propulse la race à laquelle ils appartiennent vers un niveau de popularité immense, donnant suite à une forte demande et des prix très élevés, certains chiots coûtant plus chers que le salaire moyen belge. Pourquoi? Pour pouvoir s’en vanter dans son entourage …
Ce genre de modes vient et s’en va aussi vite. Dès que la mode passe, on perd tout intérêt dans l’animal. L’année passée encore (en 2017), des centaines de chiens d’une race particulière se sont retrouvés à la rue en Chine, mis de coté par leurs “propriétaires”, parce que leur popularité temporaire avait cessé. Personne, et certainement pas ces “amateurs d’animaux” qui font l’amalgame entre leur propre orgueil et l’amour pour les animaux, ne semble se poser la question si tout cela est dans l’intérêt de l’animal.

La pureté raciale chez les chiens et chats vivants libres, existe-t’elle?

Bien sûr que non. Il suffit de regarder l’allure générale du chat ou du chien “de rue”. Il y a certainement des différences régionales, tout comme il y en a chez les animaux sauvages dans la Nature. Donc il se peut que le chien de rue en Roumanie ait un aspect différent de celui du chien de rue moyen en Inde, et que les animaux endéans une zone géographique auront des traits communs car la réproduction se fait localement et de manière aléatoire. L’idée d’une pureté raciale est donc purement une construction humaine, qui semble avoir comme finalité la distinction entre des “bons” et des “mauvais” individus, sur base de critères d’apparence arbitrairement choisis.  Et cette plus-value est transposée vers une valeur financière ou économique.
Où  avons-nous déjà entendu ce genre de théories auparavant??? Ce sont des théories de l’eugénisme comme celles des nazis qui sont mises en pratique sur les animaux. C’est l’illustration par excellence du spécisme.

De plus il s’agit de critères externes arbitraires, qui ne tiennent aucunement compte du bien-être ou de la santé physique voire mentale de l’animal. L’article fondé scientifiquement  ‘100 Years of Breed « Improvement” / 100 Ans « d’amélioration » des races’ de Caen Elegans est dans ce contexte une lecture très intéressante. Il nous montre avec des photos comment les caractéristiques physiques d’une série de chiens de race ont évolué entre 1915 et aujourd’hui. Des éleveurs ont transformé certaines caractéristiques jusqu’à de tels extrèmes, que les animaux qui en sont le résultat souffrent souvent de graves défaillances physiques, motrices, neurologiques ou internes. Là où la durée de vie d’un chien moyen se situe aux alentours de 15 ans, beaucoup de ces races meurent de manière prématurée. Et tout ça au nom de l’appât du gain.
Des chiens de rue ou des “zinnekes” (= chien batârd en bruxellois) ont par contre la réputation d’être beaucoup plus sains et costauds que ces supposés chiens de race et sont moins disposés à toutes sortes de troubles.
Lisez ici l’article complet traduit en français.

B. L’élevage d’animaux domestiques: la situation sur le terrain

Le sujet de l’élevage, càd l’incitation consciente à la réproduction des animaux domestiques est une affaire complexe. Sans vouloir prétendre que les délimitations entre les différentes situations sont claires et nettes, on peut distinguer les quatre situations suivantes, qui forment les conditions dans lesquelles les animaux domestiques d’élevage sont originaires:

1. L’élevage légal et professionnel de chiens ou de chats.

Il s’agit donc d’entreprises qui exercent leurs activités de manière professionnelle, et qui sont connues en tant que telles auprès de l’administration. Dépendant de sa mentalité et de ses intentions, le gérant peut oui ou non être concerné sur le plan de l’hygiène, la nutrition et les techniques de croisement. Il peut oui ou non chercher à mettre sur le marché des chiots sains, suivis par un vétérinaire et suffisamment socialisés. Mais même si en situation idéale les règles existantes sont respectées, il faut se rendre compte que les jeunes chiots ou chatons issus des programmes d’élevage de ce type ont une valeur économique qui est limitée dans le temps. Rares sont les gens qui veulent se procurer un chien adulte. Tout le monde est omnibulé par la recherche d’un chiot sympa ou d’un chaton âgé d’environ 2 à 4 mois. En général, 8 semaines est considéré comme l’âge minimal auquel le jeune chat ou chien peut être séparé de sa maman. Une fois ce laps de temps, endéans laquelle le chiot ou le chaton est “vendable”, dépassé, l’éleveur se retrouvera avec un surplus d’animaux qui doivent cèder leur place pour la portée suivante. Et que se passe-t’il avec les mères, une fois qu’elles arrivent à la fin de leur productivité? Nombreux éleveurs n’hésiteront pas à pratiquer l’euthanasie, en choisissant évidemment la procédure la moins coûteuse. De plus, nous pouvons sérieusement nous interroger sur les critères qui sont utilisés dans la définition de la pureté raciale d’un animal. Il s’agit de caractéristiques extérieures, qui sont dictées de manière arbitraire et en fonction de tendances et modes capricieuses influencées par une poignée de dirigeants qui organisent les expositions de chiens et de chats partout dans le monde.

2. L’élevage illégal de chiens ou de chats.

Il s’agit d’entreprises commerciales qui ne sont pas enregistrées. Le gérant travaille au noir, et garde secrets, les espaces où les chiennes d’élevage sont détenues en cage. Il n’y a pas le moindre respect pour le bien-être physique ou psychique des animaux. Les conditions hygiéniques sont en général abominables, les chiennes restent enfermées dans des petites cages, enceintes ou avec leurs nouveaux-nés, sans contact avec d’autres chiens ni êtres humains souvent dans leurs propres saletés, restes de nourriture et excréments. Les chiots nouveaux-nés sont vendus le plus vite possible sans tenir compte d’un âge minimal ou de leur degré de socialisation. L’assistance et/ou le contrôle vétérinaire sont absents. Les chiennes de ces élevages sont des machines de réproduction, sans période de repos entre les portées, Dès qu’elles sont épuisées ou devenues trôp vieilles, elles seront abattues.

3. L’importation de jeunes animaux de l’étranger, originaires de l’élevage illégal ou l’élevage légal à bas coûts

Les mêmes situations décrites ci-dessus dans l’élevage professionnel qui se produisent chez nous existent aussi à l’étranger. La législation en Europe de l’Est par exemple, est moins contraignante que chez nous, les contrôles sont inexistants et la législation sociale est plus laxiste, ce qui rend l’élevage moins coûteux. Les animaux sont proposés sur le marché à des prix moins élevés. Aux conditions de vie scabreuses des chiennes d’élevage et leur progéniture, se rajoute l’aspect du transport. Il est évident que ce transport est organisé à moindre coût. Des jeunes animaux, sains ou malades, sont entassés dans des caisses dans lesquelles la moitié ne survivra pas au transport. La vente est souvent organisée sur internet, avec le support de personnes de contact en Belgique.
La restriction de l’importation de chiens issus de l’élevage en provenance de Europe de l’Est où d’autre pays est une chose compliquée, car le statut des animaux est quasi similaire à des objets. Donc le commerce et le transport de ces animaux est considéré dans le contexte de la libre circulation des marchandises au sein de l’Union Européenne.

4. L’élevage privé ou occasionnel

Il existe encore une autre forme d’élevage, qui s’organise pratiquement entièrement “en sous-marin”. Il s’agit de personnes privées qui font accoucher leur chien ou leur chat de manière récurrente afin de gagner de l’argent. Nous pensons qu’un amalgame est fait entre la « satisfaction personnelle » qui peut découler de cet élevage d’un coté, et de l’amour pour les animaux de l’autre. L’argent gagné ainsi sert souvent à s’offrir quelques extras, par exemple pour pouvoir se permettre des vacances vers une destination exotique grâce à la vente des quatre chiots que le Chihuahua de la maison met au monde.
Du point de vue de notre parti, nous n’approuvons pas non plus de cette forme d’élevage, car on gagne de l’argent au détriment des animaux. Point de vue pratique, la situation ne semble pas simple, car on invoquera bien évidemment la liberté de l’individu de pouvoir exercer ces pratiques à la maison. De plus, il sera bientôt légalement permis de gagner environ 6000,00 euros par an avec une activité complémentaire, sans que celle-ci soit déclarée auprès des services fiscaux. Les personnes faisant accoucher leur chienne de race deux fois par an, produisant ainsi 4 chiots commercialisables, qui ensuite les revendent à 400,00 euros « pièce », ne risqueront même pas de dépasser ce seuil de revenus complémentaires maximal.

C. Les conséquences néfastes pour les acheteurs des animaux

Les maladies graves et mortelles survenant brièvement après l’achât d’un chiot ou d’un chaton de l’élevage véreux sont très élevés et provoquent des frais pour l’acheteur. Le phénomène provoque également des incomforts et de la souffrance d’ordre émotionnel.
Si la personne qui s’est procuré l’animal se sent dupée par la situation et se retourne vers le vendeur, il se peut que ce dernier lui propose un deuxième chien ou chat à prix réduit, comme compensation.
La meilleure résolution pour celles et ceux qui sont victimes d’une telle situation, est de porter plainte, et surtout ne pas cèder à la tentation de l’offre compensatoire du vendeur. Cette dernière vise uniquement à faire taire le client dupé et le faire renoncer à déposer plainte.
Plus d’informations concernant les plaintes liées à la mort subite d’un jeune animal tout suite après l’achât sont disponibles en bas de la page de ce lien.

D. L’expérience des vétérinaires et des refuges

Il semble que la plupart des plaintes concernant de graves problèmes de santé ou de comportement sont issues de situations dans l’élevage illégal ou liées à l’importation de jeunes animaux bon marchés depuis l’étranger, notamment de l’Europe de l’Est, et beaucoup moins avec des animaux provenant de l’élevage occasionnel.

E. Le point de vue de DierAnimal concernant l’élevage des animaux de compagnie

Nous sommes par principe opposés contre toute forme d’exploitation d’animaux, et nous trouvons qu’ils ne peuvent pas être au centre de transactions commerciales. Cela vaut également pour l’élevage occasionnel.
Nous sommes opposés contre tout élevage et sélection de chiens ou de chats visant à leur donner des caractéristiques d’apparence extrèmes et nous trouvons le concept de “pureté raciale” néfaste pour les animaux, car il est uniquement centré sur les intérêts égocentriques de l’homme.

Nous trouvons judicieux dans le contexte de l’amélioration de la situation actuelle de commencer avec des premières étapes pragmatiques, qui visent à éliminer les dérapages et abus les plus graves.

Et selon nous ça signifie:

Rendre plus difficile les abus de toute forme:

1. L’adaptation du statut des animaux, entre autres des animaux de compagnie, dans la Constitution et puis dans le Code Civil.

  • La création d’un statut spécial et adapté aux animaux, le “troisième statut”, qui donnera la reconnaissance à leur caractère sentient et sensible, sera une étape importante, à partir de laquelle plusieurs problématiques en rapport avec le bien-être animal pourront être plus facilement et plus rigoureusement « travaillées ».

2. Le traitement des pratiques illégales

  • Accentuer la répression de l’élevage illégal
  • Mettre fin au commerce véreux de chiots et de chatons depuis l’étranger
  • Punir plus sévèrement les infractions

3. Un cadre législatif plus contraignant pour l’élevage commercial enregistré

  • Rendre plus contraignant le cadre législatif et les normes ainsi que le contrôle du respect de ceux-ci, qui ne peut en aucun cas se faire par une auto-régulation du secteur, car celle-ci ne fonctionne pas. L’un des points de ce cadre législatif doît être l’interdiction de la sélection vers des caractéristiques extrèmes nuisibles et les croisements consanguins.
  • L’interdiction des agrandissements des élevages commerciaux existants
  • Un stop définitif à l’octroi des autorisations d’exploitation et permis de construction de nouveaux élevages commerciaux

Faciliter et soutenir le dépôt de plaintes concernant des abus

La création d’une section de protection animale au sein de chaque brigade (communale) de la police

  • La désignation d’au moins deux policiers au sein de chaque zone policière qui seront formés à reconnaître les maltraitances animales et qui seront les premiers points de contact pour les citoyens et/ou les organisations de défense des animaux en ce qui concerne le signalement d’abus ou d’infractions.

Amélioration ou élimination de races?

Pourquoi DierAnimal s’oppose par principe contre l’élevage commercial de chiens et chats de race

L’élevage d’animaux de compagnie, dans un cadre commercial dont le profit financier est la valeur suprème, est une réalité actuelle. Cependant, cela n’implique pas qu’elle doit se péréniser.

Un changement au niveau de la situation actuelle impliquera une transformation au niveau de la position et du comportement de l’être humain, et donc forcément une évolution de la conscience. L’homme devra cesser de ne considérer que ses propres intérêts et désirs, et apprendre à reconnaitre et à respecter les intérêts des autres êtres vivants, en considérant la cohésion et l’interdépendance de tous les maillons de la vie sur cette planète comme point de départ.
Pour permettre à chacun d’arriver à une plus grande compréhension de la réalité de l’élevage commercial d’animaux domestiques, nous tenons à citer ici, avec la permission de l’auteur, l’excellent article de Caen Elegans, et nous vous l’offrons en traduction française:

100 Ans d’amélioration de la race

par Caen Elegans

L’honnêteté m’ordonne de vous avouer au préalable de ce discours que moi-même je suis en possession de « chiens de pure race » – bien que cette soi-disante « pureté » des chiens de race soit matière à autre discussion. Et j’ai aussi des chiens bâtards. Tous les chiens que j’ai eu depuis mon enfance, avaient tous certaines caractéristiques en commun, ils étaient gentils, avaient un instinct de chasseur, adoraient les ballons, étaient intenses, motivés et athlétiques (des chiens un peu « fous » comme ceux-ci sont plus faciles à entraîner) et aucun de ces chiens n’avaient de défauts consciemment créés à travers l’élevage. Je n’achèterai ni adopterai jamais un chien dont les caractéristiques propres à sa race provoqueraient des problèmes de santé (Asher, 2009). Cela inciterait les gens à élever consciemment et d’avantage ce genre d’animaux malades.

Les photos de chiens à gauche sont extraites d’un livre de 1915, écrit par W.E. Mason, et intitulé « Chiens de race de toutes les nations”. Les photos de droite, sont des exemples contemporains, qui proviennent de différentes sources. Afin de pouvoir faire une comparaison honnête qui tient la route, j’ai choisi des photos montrant des postures similaires et dans certains cas, j’ai inversé l’image afin de poser les chiens dans le même sens. J’ai du me passer de certaines races que je voulais montrer à cause du manque de détails sur certaines vielles photos.

Le BULL TERRIER (PITTBUL)

Picture of pitbulls
C’est presque incroyable comme le Bull Terrier était beau et athlétique à l’époque. À travers son évolution vers sa forme contemporaine, marquée clairement par une mutation du crâne et un abdomen élargi, il a hérité d’une série de maux comme l’hyperdontie (trop de dents) ainsi qu’une tendance à mordre sa propre queue de manière compulsive.

Le BASSET


Le Basset a raccourcit. L’homme lui a fait subir des modifications au niveau de la constitution et de la structure de ses pattes arrières. Il a un excès de tissu cutané, des problèmes au niveau de la colonne vertébrale, des paupières tombantes qui sont susceptibles de se courber vers l’intérieur et/ou vers l’extérieur et ses oreilles sont devenues exagérément grandes.

Le BOXER

Picture of a Boxer
Un museau raccourci, c’est la porte ouverte à toute une série de problèmes. Le boxer moderne a non seulement le visage aplati, mais son museau est également dirigé légèrement vers le haut. Ainsi le boxer – tout comme les autres chiens du type bracécyphaliques – a des difficultés pour garder sa température intérieure sous contrôle quand il fait chaud. Cette difficulté à évacuer la chaleur superflue réduit fortement ses performances physiques. Le boxer d’aujourd’hui, c’est également un des chiens avec le plus de risques d’attraper des cancers.

Le BULLDOG ANGLAIS

Picture of an English Bulldog
Le Bulldog anglais est devenu le symbole par excellence de toutes les erreurs engendrées à cause de ces modes et tendances canines, et non sans raison. Il souffre de quasiment toutes les pathologies possibles. Une étude datant de 2004 menée sur 180 individus par le « Kennel Club » a démontré qu’il meurt en moyenne après 6,25 ans. Il est quasiment impossible de trouver un bulldog en bonne santé. Ses proportions monstrueuses font que l’accouplement et l’accouchement est impossible sans intervention médicale (ndlr: Comparé à la race des bovins blanc-bleu-belge).

Le BASSET ALLEMAND

Picture of a Dachshund
Le basset allemand possédait à l’époque des pattes et une nuque fonctionnelles qui étaient correctement proportionnés. Le dos et la nuque ont été élongués, la poitrine est prostrée et les pattes sont devenues tellement courtes qu’il reste à peine de l’espace entre le ventre et le sol. Le basset allemand court un risque accru de maladies intervertébrales qui peuvent résulter en une paralysie, et il est également prédisposé à d’autres pathologies typiques des chiens qui ont une ossature raccourcie (achondroplasmie), à des maladies de la vue génétiques telles que l’ARP (Atrophie Rétinale Progressive) qui peuvent mener à la cécité ainsi qu’ à d’autres problèmes liés aux pattes.

Le BERGER ALLEMAND

Picture of a German Shepherd
Le berger allemand est une race de chien qui est souvent citée lorsque l’on parle de races malmenées, peut-être parce que ces chiens étaient magnifiques à l’époque. Dans le livre « Les chiens de toutes les nations », le berger allemand est décrit comme un chien de taille moyenne (25 kg), et c’est très loin des exemplaires carrés de 38 kg avec leur cage thoracique en forme de tonneau, leur dos en pente et leur mauvaise coordination motrice que nous voyons apparaître aujourd’hui lors des concours. Il fût une époque, où le berger allemand pouvait passer avec facilité au dessus d’un mur de 2,5 m. Cette époque se situe hélas loin derrière nous

Le CARLIN, aussi appelé le bulldog français

Picture of a Pug
Voici encore une race avec un museau excessivement aplati qui souffre de tous les problèmes associés: pression artérielle élevée, problèmes cardiaques, irrigation sanguine insuffisante, problèmes de respiration, hyperthermie, problèmes dentaires et dermatite (infections cutanées) entre les plis de la peau. La queue à double boucle qui est tellement en vogue, est témoin d’un défaut génétique qui peut dans des cas plus sérieux, mener à des paralysies.

Le SAINT-BERNARD

Picture of a Saint-Bernard
Jadis, ce chien était considéré comme un « noble chien de travail ». Mais le Saint-Bernard moderne est trop grand, il a un visage raccourci et on l’élève de façon à ce que sa masse cutanée soit excessive. Vous ne verrez jamais ce type de chien au travail, car il souffre très vite d’hyperthermie. Des pathologies typiques sont les paupières courbées vers l’intérieur ou vers l’extérieur, la paralysie de « Stockard » (une maladie dégénérative de la colonne vertébrale qui peut mener à la paralysie complète de l’abdomen), l’hémophilie, le cancer des os, l’aphakie (l’absence congénitale du cristallin de l’oeil) et la déficience fibrinogène (des problèmes de coagulation du sang).

Il est certes irréaliste de s’attendre à ce qu’une population d’individus soit exempte de maladies congénitales, mais les éleveurs professionnels ont sélectionné délibéremment des caractéristiques qui entraînent de graves maladies. Les éleveurs de conformité prétendent améliorer les races alors qu’ils sont à l’origine de ces problèmes de santé. Si cette prétendue « amélioration » des caractéristiques externes provoque une charge au niveau de la santé, alors cela ne peut se qualifier d’amélioration.

Jamais une race de chien n’a été améliorée par des décisions capricieuses et arbitraires telles que: plus court, plus long, plus plat, plus grand, plus petit, plus bouclé ou « plus quoi que ce soit ». Condamner un chien à une souffrance à vie causée par son apparence, n’est pas une amélioration, mais de la maltraitance.